vendredi 6 mai 2011

Près de 2.000 sans-abri à Bruxelles

Le nombre de sans-abri à Bruxelles est en augmentation, selon le deuxième recensement effectué par La Strada, une association qui vient en aide à ces personnes dans la capitale.

Le 8 novembre dernier, entre 23h00 et minuit, plus de 150 volontaires ont recensé 1.994 sans-abri dans les rues de Bruxelles selon la méthode "one night blitz". Lors d'un comptage similaire mené en novembre 2008, leur nombre n'avait atteint que 1.771. De ces près de 2.000 sans-abri, 329 (17%) dormaient en rue, soit une hausse de 22%.

La grande majorité d'entre eux séjournent en maison d'accueil, dorment dans des asiles de nuit, voire des immeubles abandonnés. Il est difficile de connaître le nombre exact de sans-abri dans la capitale, mais ce type de recensement ponctuel offre un "ordre de grandeur", explique Laurent Van Hoorebeke, membre de La Strada.

Nombre de sans-abri souhaitent en effet rester "invisibles" et ne souhaitent donc pas être recensés.

http://www.lalibre.be/actu/bruxelles/article/659126/pres-de-2000-sans-abri-a-bruxelles.html

BELGA
Mis en ligne le 06/05/2011





samedi 30 avril 2011

Photo DEQUANTER HENRI]

 

De : Soleil d'hiver [mailto:soleil-dhiver@hotmail.com]
Envoyé : vendredi 29 avril 2011 21:50

 

Vous trouverez en annexe la photo d'une personne disparue il y a quelques jours.
Henri allait manger à l'Armée du Salut et il n'a pas réapparu depuis.
Si vous le rencontrez, merci de nous contacter.

Sonia et Steph,
0497/280.079


jeudi 14 avril 2011

Un petit message de Nathalie

Cette année, c'est l'année du volontariat, vous pouvez vous inscrire sur le site de la Commission si vous avez envie !!!

http://europa.eu/volunteering/fr

 

 

vendredi 1 avril 2011

Fin de l'hiver mais pas de la précarité

La plupart des plans hiver pour l’accueil des sans-abri se sont clôturés hier. La précarité, elle, perdure toute l’année. Des actions sont prévues ce vendredi.

Comme chaque année, la date du 31 mars marque la fin des plans "hiver" et "grand froid" bruxellois et wallon activés dès les premiers frimas, en novembre. Si mars marque l’arrivée tant attendue d’un redoux, la précarité, elle, n’a pas de saison. Elle ne s’arrête pas aux portes du printemps. "La fin de l’hiver n’entraîne pas la fin de l’exclusion", souligne l’association Médecins du monde (MDM) (1). Pour le Réseau belge de lutte contre la pauvreté (BAPN), la fermeture de la majorité des structures d’accueil hivernal d’urgence est "un drame pour plusieurs centaines de sans-abri qui avaient trouvé une ‘solution’ dans cet accueil". Désormais, c’est à nouveau la rue qui les attend (2).

De novembre à mars, quelque 320 sans logis, selon MDM, ont été hébergés par le Samu social de Bruxelles, dans un bâtiment mis à disposition par la Régie fédérale des bâtiments à Etterbeek. Outre l’hébergement, un repas chaud le soir, un petit-déjeuner le matin et l’utilisation des sanitaires, était organisée une permanence psychosociale tout comme des consultations (para) médicales, assurées par 75 infirmiers et médecins généralistes bénévoles de MDM. Au total, ils ont offert 2 472 consultations, soit environ 20 par jour.

Au terme du plan hiver, quels constats tirer ? "Près d’un patient sur deux se déclare en mauvaise voire en très mauvaise santé mentale. Observation confirmée par le fait qu’environ 16 % des patients font état de problèmes psychosomatiques", rapporte Stéphane Heymans, responsable des projets belges de MDM. En cause ? Nombre de patients souffrent d’un manque de perspectives d’avenir en termes de logement et d’accès aux soins de santé. Environ la moitié des patients ignorent, par exemple, où aller dormir après le plan hiver.

"Nous soignons durant l’hiver un groupe de patients qui redevient invisible le reste de l’année. Mais les problèmes de santé et l’exclusion des soins ne prennent pas fin pour autant", témoigne Kim Gielens, coordinateur du plan hiver pour MDM. "Contrairement à la population générale, les sans-abri ont davantage besoin de soins du fait de leurs conditions de vie. Or, l’accès à ces soins leur est plus difficile", appuie M. Heymans. Et d’avancer plusieurs explications. 1° Il s’agit d’un public qui présente des vulnérabilités multiples. 2° La première ligne médicale à Bruxelles tend à la saturation. 3° Les processus administratifs pour ouvrir les droits sont lourds et souvent assortis d’un délai de plusieurs mois. 4° L’accès aux médicaments s’avère difficile. "Entre 2009 et 2010, le budget de MDM destiné au dépannage de médicaments a augmenté de 53 %", précise M. Heymans. Enfin, toute une série de personnes comme les nouveaux Européens demeurent sans droits tant les procédures en vue de les obtenir sont complexes.

Pathologies respiratoires, ostéo-articulaires, dermatologiques et neurologiques. La rue n’épargne en rien la santé de ses "habitants". Dans son centre d’accueil, de soins et d’orientation (CASO), MDM prodigue toute l’année des consultations aux exclus des soins. Mais avec 4 500 consultations en 2010, "le CASO de Bruxelles est saturé", alerte M. Heymans.

Face à une paupérisation croissante de la population et à une crise de l’accueil des demandeurs d’asile, MDM plaide pour des "politiques de santé adaptées" aux personnes précarisées et exclues des soins ainsi que pour le développement de structures multidisciplinaires "qui travailleraient sur une réintégration médicale" et sociale dans leur ensemble et non plus dans l’urgence.

(1) Infos sur www.medecinsdumonde.be ou au 02.648.69.99.
(2) Le BAPN organise ce 1er avril quatre actions à Liège, Charleroi, Bruxelles et Anvers afin de communiquer leurs revendications aux instances politiques.

Stéphanie Bocart
Mis en ligne le 01/04/2011
http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/652119/fin-de-l-hiver-mais-pas-de-la-precarite.html

mercredi 16 mars 2011

Entre 5 et 10% de la population belge dans la pauvreté

Entre 5 et 10% des Belges, un "noyau dur" de la population, vivent dans la pauvreté, relève une étude de l'Institut pour un développement durable (IDD).

Ces personnes cumulent "faibles revenus, difficultés matérielles, durée dans la pauvreté, faible implication sociale, accès limité voire nul à la culture et ont très peu ou pas d'espoir de voir 'l'ascenseur social' fonctionner", commentent les auteurs de l'étude.

Ceux-ci estiment entre autres que, pour l'analyse de cette thématique, il ne faut plus se contenter du seul indicateur de pauvreté monétaire et éviter de mettre tous les ménages pauvres dans une même catégorie indistincte.

La déprivation matérielle et immatérielle doit notamment pouvoir être prise en compte. Cette notion peut être définie "comme l'incapacité de posséder les biens et services et/ou de se livrer aux activités qui sont ordinaires dans la société où l'on vit et qui sont perçues comme des nécessités. C'est donc une mesure plus absolue que la notion de pauvreté monétaire, relative, mesurant d'avantage la dispersion des revenus", expliquent les chercheurs.

Ainsi, des personnes inscrites sous le seuil de pauvreté monétaire ne déclarent pas nécessairement avoir du mal à joindre les deux bouts et ne sont pas nécessairement déprivées, contrairement à beaucoup de ménages qui sont au-dessus du seuil de pauvreté, analysent-ils encore.

L'IDD énumère encore d'autres difficultés liées à l'étude de cette problématique.

http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/649136/entre-5-et-10-de-la-population-belge-dans-la-pauvrete.html
Belga
Mis en ligne le 16/03/2011

mardi 8 mars 2011

Daklozen in Brussel: onverschilligheid doodt

De  Gotische Zaal van stadhuis Brussel zit vol. De mensen zijn gekomen voor de jaarlijkse huldigingceremonie, opgedragen aan de straatdoden 2010. Daklozen die het leven hebben gelaten onder roltrappen van Brussel-Noord tot Brussel-Zuid. Een harde realiteit die al jaren wordt ontkend. Elk jaar opnieuw een ceremonie met een dodenlijst die steeds langer wordt. Hoe lang nog?

Meer daklozen

Het probleem van de Brusselse daklozen is de laatste jaren alleen maar verergerd. Vanuit de politiek is men onverschillig. Dit is al jaren zo. Het is een probleem dat altijd zal blijven bestaan, hoort men vaak. Veel van de daklozen willen trouwens geen oplossing, op straat blijven dàt is wat ze willen, gaat het argument verder. Bovendien zou er gewoonweg geen plaats zijn om het steeds groter aantal Brusselse daklozen op te vangen.

Het klopt wel dat het aantal daklozen groter is geworden. Het is de laatste 30 jaar blijven toenemen. Dit heeft te maken met het feit dat mensen veel minder sociale bescherming genieten. De welzijnsvoorzieningen zijn niet toereikend. De welvaartsstaat wordt dagelijks verder afgebouwd. De armoedecijfers liegen er niet om. Meer dan een kwart van de Brusselse inwoners leeft in armoede. Er zijn in Brussel meer dan 100.000 werklozen, waarvan 20.000 langdurig werkloos zijn. De bestaansonzekerheid is vandaag groter. Leven op straat is vaak de enige optie die overblijft.

Straatdoden zijn niet per se gestorven op de straat. Het gaat om mensen die overlijden nadat zij ooit in hun leven op straat geleefd hebben. De cijfers van de straatdoden 2010 komen hard aan. In vergelijking met twee jaar geleden is het aantal vrouwelijke straatdoden zelfs verdubbeld. Nog dramatischer is het aandeel van twintigers, voor 2010 zijn er dat 1 op 8. In totaal waren er 32 straatdoden in 2008, in 2010 is dat cijfer al gestegen tot 43. De gemiddelde leeftijd van de gestorven mensen die het Collectief Straatdoden in 2008 registreerde was 48,6 jaar. Twee jaar later is dat 46 jaar.

In plaats van begrip tonen voor de problemen van daklozen kiezen we ervoor om die mensen te negeren.

Normaliteit

Het beeld van de dakloze zoals die door de mainstream media, politici en de dominante klasse vorm heeft gekregen is van de crimineel, de drugsgebruiker,zeker iemand die geen deel uitmaakt van ‘onze samenleving’. Anderen zijn wat ‘milder’. Ze zien de daklozen als losers die gefaald hebben. Vanuit progressieve hoek spreekt men regelmatig over ‘ontsporingen’. Integratie en herintegratie van de daklozen is volgens hen de oplossing.

Wat dus vooral storend lijkt is het feit dat de daklozen niet passen in ons (huidig) beeld van normaliteit. Het is nu net die normalisering die steeds meer bepalend wordt binnen het beleid. De focus ligt dan vooral op de eigen verantwoordelijkheid, individualisering van de problemen en de psycho-sociale medische aanpak. Maar wie bepaalt wat ‘normaliteit’ is? Is het correct en rechtvaardig dat elk gedrag dat niet aan de normen van een specifieke groep beantwoordt als ‘abnormaal’, ‘afwijkend’ en ‘storend’ bestempeld mag worden? Beseft men wat dit betekent voor de mensen die uitgesloten worden?

Er wordt weinig rekening gehouden met de structurele problemen van daklozen. Structureelbetekent: door factoren en/of oorzaken waarover het individu geen of slechts beperkte controle heeft. Elk geval van sociale isolatie (daardoor word je o.a dakloos) heeft zijn eigen specifieke socio-economische achtergrond. Daarom zijn het de structurele socio-economische problemen die men moet aanpakken. En aan deze mensen een dak garanderen en ze stelselmatig begeleiden. ‘Normalisering’ naar het beeld van een bepaalde dominante groep mag geen voorwaarde zijn voor hulp.

We falen in het aanbieden van oplossingen voor het lijden van de daklozen. Het beleid is eerder gericht op oordelen en straffen van deze mensen. In plaats van begrip tonen voor de problemen van daklozen kiezen we ervoor om die mensen te negeren. Nochtans is het enorm belangrijk hun problemen te begrijpen, want dan pas zullen we beseffen wat de daklozenproblematiek voor hen en voor ons concreet betekent. We negeren hen omdat ze niet passen  in het normaal beeld van ons dagelijkse leven waar idealen zoals werken, onafhankelijkheid en ambitie domineren.

Onverschilligheid

Een ander belangrijk punt is de grote onverschilligheid. Die onverschilligheid is niet alleen bij de politici te vinden, maar ook bij allerlei instanties op alle niveaus. En steeds meer bij de burgers. Het is een ziekte die zich heeft weten te nestelen in ons gedrag. De stelling dat iedere dakloze ‘de hele situatie aan zichzelf te danken heeft’ is een goed voorbeeld van die onverschilligheid en van de individualisering van de problemen.

Het is niet toevallig dat onverschilligheid voortdurend wordt gepromoot door zij die het discours domineren en de macht in handen hebben. Ze weten dat ze niet van plan zijn om de echte problemen van de daklozen te bestrijden en dus promoot men de onverschilligheid, want als wij onverschillig zijn dan is er geen probleem. Zelfs niet tijdens de koude winterdagen. Maar de cijfers spiegelen de werkelijkheid. De Brusselse realiteit toont dat onverschilligheid doodt, letterlijk.

Bleri Lleshi is Brussels filosoof en documentairemaker

5 maart 2011

 

http://www.mo.be/opinie/daklozen-brussel-onverschilligheid-doodt

 

Lien suggéré par Stéphanie.

vendredi 4 mars 2011

La dure (sur)vie des "pauvres cachés"


70 % des sans-abri et plus de 95 % des personnes en séjour illégal sont sous le seuil de pauvreté. Des chiffres révélés par une enquête du Hiva (KUL).

On le savait déjà : 15 % de la population belge vivent sous le seuil de pauvreté. Autrement dit, selon les données de l’enquête sur les revenus et conditions de vie menée en Belgique et dans les autres pays européens (enquête EU-SILC), ces personnes disposent d’un revenu inférieur à 900 euros par mois.

Mais pour les plus précarisés, personnes sans domicile fixe ou sans séjour régulier en Belgique, on n’avait jusqu’ici que très peu d’informations fiables et chiffrées. Ces groupes sont généralements absents des statistiques officielles.

D’où l’intérêt de l’enquête réalisée par le Hiva (KUL), à la demande du Service de lutte contre la pauvreté, la précarité et l’exclusion sociale. Elle a été réalisée au printemps 2010 auprès de 275 sans-abri et 170 illégaux, au moyen d’un questionnaire adapté et en collaboration avec des organisations de terrain pour entrer en contact avec ces personnes. Un sondage a été effectué quant à leurs revenus, la composition de leur ménage, leur participation au marché de l’emploi, leur situation de logement, leur santé et leur intégration sociale.

Résultats ? L’enquête démontre que plus de 70 % des sans-abri et plus de 95 % des personnes en séjour illégal se situent sous ce seuil. La plupart d’entre eux se retrouvent d’ailleurs bien plus bas : 60 % des sans-abri et 90 % des illégaux vivent avec moins de 450 euros par mois un montant nettement inférieur au revenu d’intégration accordé par le CPAS.

Côté emploi, une personne sans abri sur sept et une personne en séjour illégal sur cinq avaient travaillé au cours du mois écoulé. Ce qui n’empêche pas que 50 % des SDF qui travaillent vivent tout de même sous le seul de pauvreté (contre 4,8 % des travailleurs belges en général).

Pour les illégal, le pourcentage frôle même les 93 %. Inutile d’ajouter qu’il s’agit généralement de travail à temps partiel et au noir.

http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/646550/la-dure-survie-des-pauvres-caches.html
An.H.
Mis en ligne le 04/03/2011