jeudi 23 juin 2011

La Commission européenne réduit son aide alimentaire aux plus démunis

La Commission européenne a annoncé hier une diminution du budget au programme d'aide alimentaire destiné aux Européens les plus pauvres. Le budget d'environ 500 millions est passé à 113 millions d'euros pour l'année 2012, cette décision a été prise pour des raisons juridiques.

 

Bruxelles a tranché : ce sont les pauvres qui devront se restreindre l’année prochaine. La Commission européenne a annoncé hier une très forte réduction de l’allocation au programme d’aide alimentaire destiné aux Européens les plus démunis (PEAD). Le budget d’environ 500 millions d’euros par an, est descendu à113 millions d’euros pour l’année 2012, soit presque 400 millions de moins. Les associations caritatives affirment qu’il y aura de terribles conséquences, sachant que 43 millions d’Européens sont concernés par la pauvreté alimentaire et 80 millions vivent sous le seuil de pauvreté.
Dans un communiqué, la Commission explique : « cette réduction (des fonds) est le fait d'un arrêt rendu (par la justice européenne) en avril dernier dans lequel la juridiction européenne établit que la réglementation actuelle impose que les denrées couvertes par ce régime proviennent des stocks publics de l'UE » et non de fonds issus du budget de la Politique agricole commune (PAC). 
La députée européenne Rachida Dati, offusquée par cette décision, a invité le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, « à venir expliquer aux millions de bénéficiaires de cette aide pourquoi un problème juridique les priverait de ressources vitales dès l'an prochain ». L'Allemagne, également en désaccord avec la décision de Bruxelles, a déposé une plainte devant la Cour européenne de justice. 

(Source : lexpress.fr)

Charlotte Charbonnier

 

http://www.terrafemina.com/societe/solidarites-engagement/articles/5079-la-commission-europeenne-reduit-son-aide-alimentaire-aux-plus-demunis.html

jeudi 16 juin 2011

LES BISCUITS asbl: trimestriel avril/mai/juin

Chers amis, chers sympathisants des Biscuits,


Le voici, le nouveau trimestriel des Bibi!! Des nouvelles toutes fraîches de notre asbl, de nos activités, et des paroles d'espoir pour nos amis de la Gare centrale... Nous vous en souhaitons bonne lecture !

https://docs.google.com/viewer?a=v&pid=explorer&chrome=true&srcid=0BxorYGfgn11mOWE1NmZlMTktNDU2Ny00Y2QyLTlhY2QtMWY0NTUyNDgyZDA1&hl=en_US

Comme d'habitude, j'en profite pour relancer mon appel aux intéressés pour contribuer à la rédaction des prochains numéros. Toutes idées ou commentaires sont les bienvenus!

Encore MERCI à vous tous qui nous soutenez.

Pour les Biscuits,
Yseult

mardi 10 mai 2011

Politique de distris pour les retardataires en été

Comme nos amis de la gare sont un peu déphasés en été, étant donné qu'il n'y a plus de repas à heure/jour fixes, à partir de la prochaine distribution (20/05) et pendant toute la saison estivale (jusque fin octobre), l'on ne retirera plus les colis directement mais on les gardera jusqu'à la fin pour les éventuels retardataires.

 

C'est un peu changé notre fusil d'épaule mais l'on peut être un peu plus coulant en été d'autant que nous avons du stock et du budget. La règle d'or d'un colis par personne persiste quant à elle ! Il faudra d'ailleurs que tout au long de la soirée, cela soit la même personne qui donne les colis, et personne d'autres !!! Il faudra toutefois bien mentionner à chaque fois que l'heure d'été est 20h30 et que la fois prochaine il n'y en aura peut-être plus s'ils sont en retard.

 

Pour rappel, en été, heure d'accueil pour les bénévoles = 20h15 (hall). Heure de distri = 20h30 (couloir).

 

Bien cordialement,

 

Hoan

 

vendredi 6 mai 2011

Près de 2.000 sans-abri à Bruxelles

Le nombre de sans-abri à Bruxelles est en augmentation, selon le deuxième recensement effectué par La Strada, une association qui vient en aide à ces personnes dans la capitale.

Le 8 novembre dernier, entre 23h00 et minuit, plus de 150 volontaires ont recensé 1.994 sans-abri dans les rues de Bruxelles selon la méthode "one night blitz". Lors d'un comptage similaire mené en novembre 2008, leur nombre n'avait atteint que 1.771. De ces près de 2.000 sans-abri, 329 (17%) dormaient en rue, soit une hausse de 22%.

La grande majorité d'entre eux séjournent en maison d'accueil, dorment dans des asiles de nuit, voire des immeubles abandonnés. Il est difficile de connaître le nombre exact de sans-abri dans la capitale, mais ce type de recensement ponctuel offre un "ordre de grandeur", explique Laurent Van Hoorebeke, membre de La Strada.

Nombre de sans-abri souhaitent en effet rester "invisibles" et ne souhaitent donc pas être recensés.

http://www.lalibre.be/actu/bruxelles/article/659126/pres-de-2000-sans-abri-a-bruxelles.html

BELGA
Mis en ligne le 06/05/2011





samedi 30 avril 2011

Photo DEQUANTER HENRI]

 

De : Soleil d'hiver [mailto:soleil-dhiver@hotmail.com]
Envoyé : vendredi 29 avril 2011 21:50

 

Vous trouverez en annexe la photo d'une personne disparue il y a quelques jours.
Henri allait manger à l'Armée du Salut et il n'a pas réapparu depuis.
Si vous le rencontrez, merci de nous contacter.

Sonia et Steph,
0497/280.079


jeudi 14 avril 2011

Un petit message de Nathalie

Cette année, c'est l'année du volontariat, vous pouvez vous inscrire sur le site de la Commission si vous avez envie !!!

http://europa.eu/volunteering/fr

 

 

vendredi 1 avril 2011

Fin de l'hiver mais pas de la précarité

La plupart des plans hiver pour l’accueil des sans-abri se sont clôturés hier. La précarité, elle, perdure toute l’année. Des actions sont prévues ce vendredi.

Comme chaque année, la date du 31 mars marque la fin des plans "hiver" et "grand froid" bruxellois et wallon activés dès les premiers frimas, en novembre. Si mars marque l’arrivée tant attendue d’un redoux, la précarité, elle, n’a pas de saison. Elle ne s’arrête pas aux portes du printemps. "La fin de l’hiver n’entraîne pas la fin de l’exclusion", souligne l’association Médecins du monde (MDM) (1). Pour le Réseau belge de lutte contre la pauvreté (BAPN), la fermeture de la majorité des structures d’accueil hivernal d’urgence est "un drame pour plusieurs centaines de sans-abri qui avaient trouvé une ‘solution’ dans cet accueil". Désormais, c’est à nouveau la rue qui les attend (2).

De novembre à mars, quelque 320 sans logis, selon MDM, ont été hébergés par le Samu social de Bruxelles, dans un bâtiment mis à disposition par la Régie fédérale des bâtiments à Etterbeek. Outre l’hébergement, un repas chaud le soir, un petit-déjeuner le matin et l’utilisation des sanitaires, était organisée une permanence psychosociale tout comme des consultations (para) médicales, assurées par 75 infirmiers et médecins généralistes bénévoles de MDM. Au total, ils ont offert 2 472 consultations, soit environ 20 par jour.

Au terme du plan hiver, quels constats tirer ? "Près d’un patient sur deux se déclare en mauvaise voire en très mauvaise santé mentale. Observation confirmée par le fait qu’environ 16 % des patients font état de problèmes psychosomatiques", rapporte Stéphane Heymans, responsable des projets belges de MDM. En cause ? Nombre de patients souffrent d’un manque de perspectives d’avenir en termes de logement et d’accès aux soins de santé. Environ la moitié des patients ignorent, par exemple, où aller dormir après le plan hiver.

"Nous soignons durant l’hiver un groupe de patients qui redevient invisible le reste de l’année. Mais les problèmes de santé et l’exclusion des soins ne prennent pas fin pour autant", témoigne Kim Gielens, coordinateur du plan hiver pour MDM. "Contrairement à la population générale, les sans-abri ont davantage besoin de soins du fait de leurs conditions de vie. Or, l’accès à ces soins leur est plus difficile", appuie M. Heymans. Et d’avancer plusieurs explications. 1° Il s’agit d’un public qui présente des vulnérabilités multiples. 2° La première ligne médicale à Bruxelles tend à la saturation. 3° Les processus administratifs pour ouvrir les droits sont lourds et souvent assortis d’un délai de plusieurs mois. 4° L’accès aux médicaments s’avère difficile. "Entre 2009 et 2010, le budget de MDM destiné au dépannage de médicaments a augmenté de 53 %", précise M. Heymans. Enfin, toute une série de personnes comme les nouveaux Européens demeurent sans droits tant les procédures en vue de les obtenir sont complexes.

Pathologies respiratoires, ostéo-articulaires, dermatologiques et neurologiques. La rue n’épargne en rien la santé de ses "habitants". Dans son centre d’accueil, de soins et d’orientation (CASO), MDM prodigue toute l’année des consultations aux exclus des soins. Mais avec 4 500 consultations en 2010, "le CASO de Bruxelles est saturé", alerte M. Heymans.

Face à une paupérisation croissante de la population et à une crise de l’accueil des demandeurs d’asile, MDM plaide pour des "politiques de santé adaptées" aux personnes précarisées et exclues des soins ainsi que pour le développement de structures multidisciplinaires "qui travailleraient sur une réintégration médicale" et sociale dans leur ensemble et non plus dans l’urgence.

(1) Infos sur www.medecinsdumonde.be ou au 02.648.69.99.
(2) Le BAPN organise ce 1er avril quatre actions à Liège, Charleroi, Bruxelles et Anvers afin de communiquer leurs revendications aux instances politiques.

Stéphanie Bocart
Mis en ligne le 01/04/2011
http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/652119/fin-de-l-hiver-mais-pas-de-la-precarite.html